Goeller – L’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST) a exprimé sa vive indignation après la décision du Semassi FC d’interdire l’accès au terrain municipal de Sokodé et toute implication dans les discussions liées au club au journaliste Inoussa Aboubakar, connu sous le pseudonyme Inoussa Goeller. C’est à travers une déclaration rendue publique le 4 février à Lomé,
La mesure, référencée N°001/PP-SFC/-26 et datée du 11 février 2026, a suscité un fort mécontentement au sein de l’organisation professionnelle. Selon l’AJST, le journaliste Goeller visé n’étant pas membre du club, il ne saurait faire l’objet d’une sanction interne émanant de cette structure.
Après recoupement d’informations, l’association estime que le club n’a aucune base juridique pour interdire à un journaliste de participer à des émissions radiophoniques ou restreindre sa liberté d’expression. Elle considère cette décision comme contraire aux principes fondamentaux garantis par la Constitution togolaise, notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse.
L’AJST rappelle en outre que le terrain municipal de Sokodé ne relève pas de la seule compétence du club. « L’organisation des championnats de première et de deuxième division, dont la D1 Lonato, dépend exclusivement de la Fédération Togolaise de Football (FTF), seule habilitée à accorder les accréditations et droits d’accès aux médias », souligne l’JST. Pour l’association, la décision du club de sanctionner Goeller constitue ainsi un dépassement de ses prérogatives.
Des recours légaux non sollicités dans l’affaire Goeller
L’AJST regrette également que Semassi FC n’ait pas saisi les instances compétentes en cas de litige avec un professionnel des médias, notamment la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ou l’Observatoire togolais des médias (OTM).
Selon l’organisation, le Code de la presse et de la communication prévoit pourtant des mécanismes de recours pour toute personne ou institution estimant avoir été lésée par un journaliste, rendant l’interdiction unilatérale non conforme à l’esprit des lois.
L’association appelle la Fédération togolaise de football à prendre ses responsabilités face à ce qu’elle qualifie d’« usurpation de compétences » et d’atteinte à la liberté de la presse. Elle prend également l’opinion nationale à témoin et avertit qu’elle tiendra Semassi FC responsable de tout préjudice physique ou moral que pourrait subir le journaliste Goeller.