Roger Amemavoh – À Lomé, la situation sécuritaire des professionnels des médias suscite une nouvelle inquiétude. Dans un communiqué publié lundi 16 janvier, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) dénonce de graves menaces visant le journaliste Roger Amemavoh, auteur d’un reportage sur un conflit foncier à Latékopé.
Selon le syndicat, ces intimidations sont survenues après la diffusion, par Capture MEDIA, d’une enquête mettant en lumière la crise foncière locale et la détresse de femmes affectées par cette situation. Depuis, le journaliste ferait face à des menaces de mort et à des pressions répétées de la part de certains acteurs impliqués dans le conflit.
Fidèle à sa mission de défense des professionnels de l’information, le SYNJIT indique avoir recueilli le témoignage de Roger Amemavoh, qui affirme n’avoir « rarement été confronté à un tel niveau d’hostilité ». Le syndicat condamne avec la plus grande fermeté ces agissements, qu’il considère comme une atteinte grave à l’exercice du journalisme.
Au-delà du cas individuel du reporter, l’organisation alerte sur ce qu’elle qualifie d’escalade insidieuse des attaques contre la liberté d’informer au Togo. « Le journalisme togolais traverse une période particulièrement préoccupante, marquée par des tentatives croissantes de pressions et de bâillonnement visant la presse indépendante », souligne le Synjit.
Le SYNJIT interpelle la HACC pour Roger Amemavoh
Le SYNJIT rappelle que la liberté de la presse constitue un pilier fondamental de l’État de droit, garantissant le droit à l’information et le pluralisme des opinions. Dans ce contexte, il interpelle directement les autorités sécuritaires, ainsi que la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), afin que des mesures soient prises pour assurer la protection du journaliste et prévenir toute nouvelle intimidation.
Le syndicat affirme également saisir l’opinion nationale et internationale de la gravité de la situation et exprime sa pleine solidarité envers Roger Amemavoh.