Le Cadre Permanent de Concertation (CPC) a tenu, lundi 23 février 2026, sa 26ᵉ session consacrée principalement à la mise en œuvre des institutions prévues par la Constitution de la Ve République. Cette rencontre a permis aux acteurs politiques d’évaluer l’état d’avancement du processus d’installation des nouvelles structures institutionnelles et d’examiner plusieurs questions liées au fonctionnement des organes de gouvernance.
Au cours des travaux, le ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, a présenté une communication jugée « structurée » par les participants. Son exposé a détaillé les institutions déjà opérationnelles, les textes adoptés mais en attente d’installation effective, ainsi que les projets en cours d’élaboration.
Les discussions ont notamment porté sur la mise en place des nouvelles hautes juridictions prévues par la réforme constitutionnelle, dont la Cour de cassation, le Conseil d’État et le Tribunal des conflits. Ces institutions constituent des maillons essentiels de la nouvelle architecture judiciaire et administrative, appelée à renforcer la séparation des pouvoirs et la régulation des contentieux entre les différentes sphères de l’État.
Outre le chantier institutionnel, les échanges de la 26e reunion ont porté sur le fonctionnement interne du CPC ainsi que sur certaines préoccupations relatives à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Le CPC et la Ve République
Cette 26ᵉ session du CPC s’inscrit ainsi dans la dynamique d’opérationnalisation progressive des réformes engagées dans le cadre de la Ve République, avec en toile de fond la volonté affichée de renforcer les institutions et d’assurer leur pleine effectivité.