Togo – Le gouvernement togolais poursuit son offensive contre la fraude dans l’administration publique. Par un arrêté signé le 21 avril 2026, la ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Mme Ablamba Ahoéfavi Johnson, a prononcé le licenciement de 45 agents de l’État reconnus coupables de fraude, de complicité de fraude, ainsi que de détention et d’usage de faux diplômes.
L’arrêté, rendu public, dresse la liste nominative des fonctionnaires concernés en précisant leurs numéros de matricule, leurs dates et lieux de naissance. Les agents sanctionnés appartiennent à différents corps de la fonction publique et sont issus de plusieurs services de l’administration. Les plus âgés sont nés en 1964, tandis que les plus jeunes sont nés en 2000.
Selon le document, le licenciement prend effet immédiatement, sans toutefois entraîner la suspension des droits à pension des intéressés.
Au-delà de leur radiation des effectifs de la fonction publique, les 45 anciens agents sont désormais exclus de tout futur recrutement au sein de l’administration togolaise. L’arrêté précise également que cette sanction est prise « sans préjudice des poursuites judiciaires, conformément aux lois et règlements en vigueur en République togolaise », laissant ainsi la voie ouverte à d’éventuelles procédures pénales.
Pour parvenir à cette décision, le ministère s’est appuyé sur les résultats de l’authentification des diplômes produits par les agents incriminés. La mesure s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi n° 2013-002 du 21 janvier 2013 portant statut général de la fonction publique ainsi que du décret n° 2015-120/PR du 14 décembre 2015 fixant ses modalités d’application.
Cette décision s’inscrit dans la politique d’assainissement de la fonction publique engagée par les autorités togolaises afin de renforcer la crédibilité de l’administration et de lutter contre les fraudes liées aux titres académiques.





