Togo – Aux Etats-Unis, une publication récente de Donald Trump relance le débat sur l’accès des immigrés aux prestations sociales. Le président américain a diffusé des données statistiques mettant en lumière la proportion de ménages immigrés bénéficiant d’aides sociales, classées par pays d’origine.
Selon ces chiffres, le Togo occupe le 23ᵉ rang mondial, avec 53,2 % de ses ressortissants vivant aux États-Unis déclarés bénéficiaires de prestations sociales. Ce taux place le pays au 7ᵉ rang en Afrique, devant notamment le Soudan du Sud (52,0 %) et le Ghana (37,9 %).
À l’échelle internationale, le classement est dominé par des pays affichant des taux très élevés de recours aux aides sociales parmi leurs ressortissants immigrés. En tête figurent le Bhoutan (83,4 %), le Yémen (75,2 %) et la Somalie (71,9 %). Plusieurs pays africains apparaissent également dans le haut du tableau, traduisant des réalités socio-économiques marquées dans les communautés immigrées.
Avec plus d’un Togolais sur deux bénéficiant de prestations sociales, la position du Togo interpelle, d’autant plus qu’elle contraste fortement avec celle de certains pays africains comparables, à l’image du Ghana, dont le taux est nettement inférieur.
Le cas du Togo interroge
La diffusion de ces chiffres par Donald Trump s’inscrit dans un contexte politique américain sensible, où la question de l’immigration et de l’accès aux aides publiques demeure un thème central. Pour ses partisans, ces données confortent l’argument d’un coût élevé de l’immigration pour les finances publiques. Pour ses détracteurs, elles occultent la contribution économique et sociale des immigrés à long terme.