CNI – La Police nationale a annoncé le démantèlement d’un réseau spécialisé dans la falsification de cartes nationales d’identité togolaises. L’opération, menée le 9 février 2026 aux environs de 14 heures au quartier Avépozo Tropicana, dans la périphérie Est de Lomé, a permis l’interpellation de deux individus présumés impliqués dans ce trafic.
Selon les informations communiquées par les services de sécurité, les nommés ATANGANA, de nationalité camerounaise, et A. Edmond, Togolais, ont été arrêtés pour faux et usage de fausses cartes nationales d’identité. Leur interpellation fait suite à l’ouverture d’une enquête déclenchée après des renseignements signalant l’existence d’un réseau de malfaiteurs produisant de faux documents à partir de supports authentiques.
D’après la Police, le mode opératoire du réseau reposait sur l’utilisation de logiciels de traitement d’images. Les faussaires modifiaient les photographies, changeaient les noms et prénoms, puis reproduisaient les cartes avec un niveau de sophistication jugé suffisamment élevé pour échapper à la vigilance d’une personne non formée à la détection de fraude documentaire.
Pour réduire les soupçons, les membres du réseau attribuaient systématiquement à leurs “clients” des identités à consonance togolaise, renforçant ainsi l’apparence de crédibilité des documents falsifiés.
ATANGANA aurait été surpris sur son lieu d’attente, au moment de la livraison d’un faux document. Quant à A. Edmond, il est présenté comme un membre clé du réseau. Les deux suspects sont actuellement à la disposition des services d’enquête en vue de leur présentation devant les juridictions compétentes. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller d’éventuels complices et de démanteler l’ensemble de la filière.
Les services étatiques pour les CNI
Dans son communiqué, la Police nationale invite la population à recourir exclusivement aux services étatiques pour l’établissement des documents d’identité. Elle exhorte également les citoyens à vérifier l’authenticité de tout document en cas de doute et à signaler toute tentative de falsification ou proposition de faux papiers.
Les autorités réaffirment, enfin, leur détermination à lutter sans relâche contre les atteintes à la sécurité et à l’intégrité des documents officiels de la République.