Au Togo, l’Assemblée nationale a ouvert, mardi 24 février 2026, sa première session extraordinaire de l’année.
Cette session, convoquée conformément à l’article 12 alinéa 3 de la Constitution de la Ve République à la demande du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, intervient dans un contexte marqué par la persistance des menaces terroristes dans la région des Savanes.
Parmis les textes qui seront examinés figure en priorité avec en priorité l’examen du projet de loi portant prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans le nord du pays.
L’état d’urgence sécuritaire, instauré pour faire face aux incursions de groupes armés opérant dans la bande sahélienne, avait déjà été plusieurs fois prorogé. La derniere prorogation datait du 6 mars 2025 pour 1 an. À cette date, l’Assemblée nationale avait donné son accord à la demande du gouvernement.
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, qui a rappelé la responsabilité des députés face aux circonstances nationales.
Tout en réaffirmant la nécessité de garantir la sécurité des populations, il a insisté sur l’importance d’un encadrement légal rigoureux des mesures exceptionnelles.
« Notre devoir est de soutenir toutes les initiatives qui garantissent la paix et la sécurité de nos concitoyens tout en veillant à un encadrement légal et démocratique des mesures exceptionnelles », a indiqué le Président de l’Assemblée nationale.
D’autres textes à l’ordre du jour à l’AN du Togo
Outre la question sécuritaire, six autres projets de loi figurent à l’agenda de cette session extraordinaire. Ils portent notamment sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la réforme du secteur de la microfinance, la réorganisation de l’appui aux jeunes entrepreneurs, le régime juridique du gazoduc ouest-africain, la répression du faux-monnayage dans l’espace UEMOA ainsi que l’adoption d’une loi-cadre sur l’environnement.
Cependant, la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire demeure le dossier central de cette session, au regard des enjeux de stabilité nationale.