L’Association des Sourds du Togo (AST), en collaboration avec l’Association Togolaise du Bien-être Familial (ATBEF), a organisé le 25 mars 2026 à Lomé une séance de sensibilisation sur les droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR). Cette séance à l’endroit des femmes et jeunes filles handicapées auditives s’inscrit dans le cadre du projet « La Voix des Femmes ».
Elles étaient nombreuses, jeunes élèves, adultes, à répondre à l’appel, témoignant de l’intérêt suscité par une thématique encore peu accessible à cette frange de la population. L’objectif de la rencontre était de leur fournir des connaissances essentielles sur leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive, afin de favoriser leur autonomie et leur bien-être.
Pour la présidente de l’AST, Abla Patsoh Amouzou, cette initiative répond à un déficit d’information criant. « Les informations liées à la santé sexuelle et reproductive ne sont pas accessibles aux personnes sourdes et malentendantes. Donc plusieurs méconnaissent ces droits. D’où l’importance de cette activité pour les outiller et leur permettre de mieux se prendre en charge », a-t-elle expliqué.
Elle a également rappelé que ce projet entend aider les bénéficiaires à adopter de bonnes pratiques au quotidien, notamment en matière de prévention des maladies et de bien-être familial, tout en saluant l’expertise de l’ATBEF dans ce domaine.
Au cours de la séance, plusieurs modules ont été développés par Jules Kpante Broukoum, assistant au programme chargé de la mobilisation des ressources et de la communication à l’ATBEF. Son intervention a articulé les dimensions médicale et juridique de la santé sexuelle et reproductive.
« J’ai essayé d’aborder le thème sous l’angle de la santé et de l’approche médicale pour leur montrer que la santé sexuelle est un état de bien-être général, tant mental, physique, psychologique que social. Ensuite, j’ai abordé la dimension juridique, notamment les droits en santé sexuelle et reproductive », a-t-il indiqué.
L’AST aux côtés des jeunes élèves
Les échanges ont permis d’aborder des préoccupations concrètes des participantes. « Elles ont posé beaucoup de questions qui ont démontré leur intérêt pour le sujet. Nous avons discuté de sujets comme la ménopause, la drépanocytose, les examens médicaux avant le mariage ou encore les problèmes de santé reproductive. Nous avons essayé d’apporter des réponses adaptées », a poursuivi le formateur.
A l’endroit des jeunes élèves handicapées auditives, le formateur a prodigué d’utiles conseils en les invitant à faire preuve de responsabilité dans leur vie sexuelle. Il a mis un accent particulier sur la priorité à accorder aux études durant la période scolaire.