L’Association des Personnes Sourdes du Togo (AST), en partenariat avec l’Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF), a organisé le 27 juin 2026 à Lomé une séance de sensibilisation sur la drépanocytose à l’intention de ses membres. Cette activité visait à mieux faire connaître cette maladie génétique, à déconstruire les idées reçues qui l’entourent et à promouvoir les bonnes pratiques en matière de prévention.
Ils étaient nombreux, les membres de l’AST, à participer à cette rencontre d’information. Au cours des échanges, les participants ont été entretenus sur les mécanismes de transmission de la drépanocytose, ses différentes formes, les questions de genre en lien avec la maladie, les stéréotypes auxquels sont confrontées les personnes drépanocytaires, ainsi que les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien. Les discussions ont également porté sur les moyens de prévenir les complications liées à cette affection.
Animant la séance, Mme Aziaka-Yaya Akouvi Odile, point focal Genre/Violences basées sur le genre (VBG) à l’ATBEF, a rappelé que la drépanocytose est une maladie héréditaire transmise par les deux parents.

« La drépanocytose est une maladie génétique, c’est-à-dire que l’enfant reçoit un gène de sa mère et un autre de son père. Il est important que chacun, jeune ou adulte, réalise l’examen d’électrophorèse afin de connaître son statut et savoir comment prendre soin de sa santé », a-t-elle expliqué.
La formatrice a ensuite présenté les différentes formes de la maladie, notamment les profils AA, AS, AC, SC et SS, avant d’insister sur l’importance du dépistage prénuptial. Selon elle, connaître son génotype permet aux futurs couples de prendre des décisions éclairées afin de réduire les risques de donner naissance à un enfant atteint des formes les plus sévères de la maladie.
L’AST fait des ses membres des relais
Au-delà des aspects médicaux, la sensibilisation a mis un accent particulier sur les préjugés qui continuent d’affecter les personnes vivant avec la drépanocytose. « Dans nos communautés, certains pensent encore qu’un drépanocytaire ne peut pas aller à l’école, ne peut pas vivre longtemps ou avoir des enfants. Ce sont des stéréotypes qui alimentent la discrimination. Pourtant, aujourd’hui, des centres spécialisés comme ceux du CHU Campus et du CHU Sylvanus Olympio assurent une bonne prise en charge, permettant aux personnes drépanocytaires de mener une vie épanouie », a souligné Mme Aziaka-Yaya Akouvi Odile.

Elle a, par ailleurs, invité les participants à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés. « Nous avons demandé aux participants de partager les connaissances acquises afin d’aider leurs proches et leurs communautés à déconstruire ces stéréotypes qui portent atteinte aux droits et à la dignité des personnes drépanocytaires », a-t-elle conclu.
À travers cette initiative, l’AST et l’ATBEF réaffirment leur volonté de rendre les actions de sensibilisation en santé accessibles aux personnes en situation de handicap auditif et de contribuer à une meilleure connaissance de la drépanocytose, condition essentielle pour lutter contre les discriminations et favoriser une prise en charge précoce de la maladie.





