Le gouvernement togolais veut amener les communes et les régions à mieux gérer leurs finances et à consacrer davantage de moyens au développement local. Pour l’exercice budgétaire 2027, le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awate, a défini 29 orientations destinées à encadrer les choix budgétaires des collectivités territoriales.
Au cœur de ces directives figure la nécessité de renforcer les recettes propres et de maîtriser les dépenses publiques. Les communes et les régions sont notamment tenues d’affecter au moins 20 % de leurs recettes propres aux investissements. L’objectif est de financer en priorité des projets qui répondent aux besoins essentiels des populations, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie, de l’éducation et de la santé.
Moins de dépenses superflues, plus d’investissements
La maîtrise des charges de fonctionnement constitue un autre axe de ces orientations. Les responsables locaux sont appelés à limiter les dépenses non prioritaires, en particulier celles consacrées à certaines festivités et aux frais d’appui divers. Le paiement des salaires, des cotisations sociales et des autres engagements financiers doit, en revanche, rester une priorité.
Cette exigence de discipline budgétaire s’accompagne d’un soutien financier de l’État à travers le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT). Entre 2020 et 2026, les communes ont ainsi bénéficié de plus de 54 milliards de FCFA, dont 42 milliards destinés aux investissements.
Les régions ont également reçu un appui de 9,5 milliards de FCFA sur la période 2025-2026. Sur cette enveloppe, 6 milliards de FCFA ont été affectés aux projets d’investissement.
Le développement local au centre des budgets du gouvernement
Au total, les financements accordés aux communes et aux régions dépassent 63 milliards de FCFA sur les périodes considérées. Ces ressources visent à accompagner les collectivités dans la réalisation de leurs projets et l’amélioration des conditions de vie des habitants.
À travers les 29 orientations budgétaires et les transferts du FACT, l’exécutif entend ainsi encourager une gestion plus rigoureuse des finances locales. Il s’agit notamment de mieux mobiliser les ressources disponibles, de contenir les dépenses de fonctionnement et de réserver une place plus importante aux investissements au bénéfice des populations.











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