La magistrate libérienne Charlyne M. Brumskine a été élue présidente de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mardi à Abuja, au Nigeria. Elle succède au Cap-Verdien Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves pour un mandat de deux ans. Le magistrat béninois Désiré Henri Aihou a, quant à lui, été élu vice-président de cette juridiction communautaire.
La Cour de justice de la CEDEAO a une nouvelle équipe dirigeante. À l’issue de la désignation des membres de son nouveau collège de juges, Charlyne M. Brumskine a été portée à la présidence de l’institution, selon un communiqué de la juridiction communautaire.
La magistrate libérienne sera secondée par le Béninois Désiré Henri Aihou, élu vice-président. Leur désignation intervient après la prestation de serment, le 6 octobre 2026, des cinq magistrats composant le nouveau collège, au siège de la Commission de la CEDEAO, à Abuja. La cérémonie s’est déroulée en présence du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de l’organisation régionale.
Outre Charlyne M. Brumskine et Désiré Henri Aihou, le nouveau collège comprend la Gambienne Awa Bah, la Nigériane Henrietta Uzoamaka Didigu et le Togolais Yaouza Ouro-Sama. Les cinq magistrats ont été nommés pour un mandat de quatre ans non renouvelable, couvrant la période 2026-2030.
Le défi de la mise en œuvre de « Justice 2030 » de la CEDEAO
La nouvelle équipe dirigeante aura notamment pour mission de veiller au bon fonctionnement de la Cour et de contribuer à la mise en œuvre de son plan stratégique 2026-2030, baptisé « Justice 2030 ».
Cette feuille de route ambitionne d’améliorer l’accès à la justice, de renforcer l’efficacité institutionnelle et de consolider la confiance des populations dans les instances judiciaires communautaires. Sa mise en œuvre constitue ainsi un enjeu important pour le rayonnement et la crédibilité de la juridiction.
La Cour de justice de la CEDEAO occupe une place essentielle dans le dispositif institutionnel de l’organisation régionale. Elle veille à l’application du droit communautaire et examine, dans les limites de sa compétence, les requêtes relatives aux violations des droits humains.
L’arrivée de Charlyne M. Brumskine à la tête de cette juridiction ouvre ainsi une nouvelle étape dans la conduite de ses activités, avec pour principaux enjeux l’effectivité de la justice communautaire, la protection des droits humains et le renforcement de la confiance des citoyens dans les mécanismes judiciaires de la CEDEAO.











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