La mort de Thomas Folykoe Attissougbe, jeune danseur togolais de 28 ans, continue de susciter de nombreuses réactions et interrogations. Retrouvé mort en France dans des circonstances présentées comme un suicide, l’artiste laisse derrière lui une communauté artistique bouleversée qui réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
C’est la Fédération togolaise de danse (FTD), qui a annoncé son décès sur sa page facebook. La FTD a salué la mémoire d’un danseur « talentueux et passionné » ayant marqué plusieurs activités de la fédération par son engagement, son énergie et son amour de la culture togolaise.
Mais au-delà de l’émotion, plusieurs témoignages viennent alimenter les doutes autour des circonstances de sa disparition.
Selon des témoignages rapportées par des proches artistes, Thomas Folykoe Attissougbe aurait confié à deux artistes africains, alors qu’il se trouvait dans un centre commercial avec son épouse et l’ex-mari de cette dernière, qu’il craignait pour sa vie. Il leur aurait lancé : « Dieu vous a mis sur mon chemin. Si je rentre avec eux, je suis un homme mort ».
Le lendemain, le danseur a été retrouvé sans vie dans un jardin. Si son décès a été présenté comme un suicide, ces témoignages amènent plusieurs personnes à demander des investigations plus approfondies.
Selon les mêmes sources, quelques heures avant sa mort, vers 6 heures du matin, Thomas aurait laissé un message vocal à son père dans lequel il affirmait ne plus se sentir en sécurité. Il y expliquait notamment que les difficultés au sein de son couple se seraient aggravées après avoir exprimé son désir d’avoir un enfant. Cette volonté aurait été perçue comme une trahison par son épouse, alors que leur relation se dirigeait vers un divorce.
Justice pour Thomas Attissougbe
« J’ai connu Thomas pendant trois ans. Il faisait partie de la promotion II de Corps pour le XXIe siècle, un programme de formation que j’accompagne », témoigne un artiste proche du danseur, estimant que ceux qui l’ont connu ont du mal à croire à la version avancée et souhaitent comprendre ce qui s’est réellement passé.
Aujourd’hui, artistes, proches et membres de la communauté culturelle demandent que l’enquête permette d’établir les faits. Ils appellent les autorités judiciaires françaises, le procureur de la République, les services de police et d’enquête ainsi que les autres institutions compétentes à mener toutes les investigations nécessaires avec impartialité.
À ce stade, aucune conclusion officielle ne permet de remettre en cause la qualification initiale des faits. Les circonstances exactes du décès restent donc à être établies par l’enquête, dont les conclusions sont attendues par la famille et le monde de la danse.







