À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenus (SMPDD) a organisé, le 7 mars 2026 à la Prison civile d’Atakpamé, une activité consacrée à la santé mentale, aux droits et au bien-être des femmes en milieu carcéral.
À la veille de la célébration du 8 mars, la SMPDD a choisi de placer les femmes détenues au cœur d’une initiative placée sous le thème : « Promotion de la santé mentale et des droits des femmes en milieu carcéral : Respirer la dignité ».
L’activité avait pour objectif de sensibiliser les participantes sur leurs droits et leurs besoins spécifiques, tout en créant un espace d’écoute, de dialogue et de détente. Elle s’inscrit dans une démarche visant à contribuer à l’amélioration des conditions de détention et au respect de la dignité des femmes privées de liberté.
Des besoins spécifiques en milieu carcéral
Au Togo, les femmes constituent une faible proportion de la population carcérale. Elles représentaient 3,31 % des détenus en décembre 2025. Malgré cet effectif relativement réduit, leur situation demeure marquée par des problématiques particulières.
Le stress psychosocial, l’isolement, la stigmatisation ainsi que les questions liées à la santé sexuelle et reproductive figurent parmi les difficultés auxquelles elles peuvent être confrontées durant leur détention.
Face à ces enjeux, la rencontre d’Atakpamé a permis d’aborder plusieurs thématiques relatives à la santé mentale, aux droits humains et à la santé reproductive. Les échanges ont également offert aux femmes détenues un cadre pour exprimer leurs préoccupations et renforcer leurs connaissances sur les moyens de préserver leur bien-être psychologique.
L’initiative n’a pas concerné uniquement les femmes détenues. Des femmes surveillantes de l’administration pénitentiaire ont également participé aux différentes activités.

Cette participation vise notamment à favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle entre les différents acteurs de l’environnement carcéral. Dans un milieu professionnel soumis à une forte pression émotionnelle, la prise en compte du bien-être des surveillantes apparaît également comme un élément important pour contribuer à un climat plus apaisé au sein de l’établissement.
Les échanges ont ainsi réuni femmes détenues, surveillantes pénitentiaires et acteurs institutionnels autour des questions de dignité, de droits et de santé mentale.
Parmi les activités proposées, des séances collectives de yoga adaptées ont occupé une place particulière. Elles ont permis aux participantes de travailler sur la relaxation, la réduction du stress et la gestion des tensions émotionnelles.
Au-delà de l’aspect physique, cette activité a été conçue comme un moment de détente et de reconnexion à soi, dans un quotidien carcéral souvent marqué par les contraintes, l’anxiété et l’isolement.
La SMPDD a également procédé à la distribution de kits d’hygiène aux femmes détenues. Ce geste vise à répondre à certains besoins essentiels du quotidien et à contribuer au maintien de conditions de vie plus dignes.
Pour l’organisation, l’accès aux produits d’hygiène constitue en effet un aspect important de la prise en compte des besoins spécifiques des femmes en détention.
Selon la SMPDD, l’activité a permis de renforcer les connaissances des participantes sur la santé mentale, les droits humains et la santé reproductive. Elle aurait également contribué à leur bien-être psychologique et à la réduction de certaines tensions au sein de l’établissement.
Au-delà de la célébration du 8 mars
À travers cette initiative, la SMPDD entend rappeler que la célébration de la Journée internationale des droits des femmes ne saurait se limiter aux femmes vivant en liberté. Les femmes privées de liberté doivent elles aussi bénéficier d’une attention particulière, notamment en matière de santé, d’hygiène, de protection et de respect de leurs droits fondamentaux.
L’activité organisée à la Prison civile d’Atakpamé met ainsi en lumière la nécessité de renforcer les actions en faveur des femmes en milieu carcéral, afin que la détention ne constitue pas un obstacle supplémentaire à leur dignité, leur santé mentale et leur accès aux droits.












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