Les routes togolaises ont fait 31 morts et 715 blessés en septembre 2026. Derrière ces chiffres, 439 accidents de la circulation et des comportements à risque qui continuent de mettre des vies en danger. La Division de la sécurité routière (DSR) tire la sonnette d’alarme et appelle les usagers à plus de responsabilité.
Le constat est préoccupant. En septembre, le Togo a enregistré 439 accidents de la circulation, selon le bilan mensuel présenté le 8 octobre par la DSR. Les usagers des deux-roues sont particulièrement concernés. Ils représentent plus de 67 % des accidents recensés, tandis que les piétons comptent pour 2 % des cas.
La répartition des décès révèle une autre réalité alarmante. Les piétons représentent 39 % des personnes tuées, contre plus de 38 % pour les usagers des deux-roues. Ces chiffres soulignent la vulnérabilité de ceux qui se déplacent à moto ou à pied.
Lors de la quatorzième séance pédagogique de la DSR, le commissaire divisionnaire Dr Tassa Agba a dénoncé plusieurs pratiques dangereuses. Parmi elles figurent le manque de formation de certains motocyclistes, la méconnaissance du Code de la route, les excès de vitesse et les surcharges.
Les comportements dénoncés vont bien au-delà du non-respect des limitations de vitesse. Certains tricycles circulent avec des marchandises dépassant largement leurs dimensions réglementaires. D’autres motocyclistes transportent jusqu’à trois personnes, parfois des enfants, dans des conditions dangereuses.
À ces pratiques s’ajoutent le non-port du casque, l’absence d’équipements de protection et la fatigue provoquée par de longues heures de conduite sans repos suffisant. La consommation d’alcool, l’usage de stupéfiants, la précipitation et le manque de courtoisie aggravent également les risques d’accident.
Les cyclistes ne sont pas épargnés. Le manque d’éclairage sur certains vélos réduit leur visibilité, surtout la nuit. Pour limiter les risques, la DSR recommande le port de vêtements ou de gilets réfléchissants afin de permettre aux autres usagers de mieux les repérer.
La responsabilité ne repose pas uniquement sur les conducteurs. Certains piétons traversent les voies sans vérifier la circulation dans les deux sens. D’autres marchent sur la chaussée alors que des trottoirs sont disponibles. La faible visibilité nocturne augmente davantage leur exposition aux accidents.
Face à cette situation, la DSR insiste sur la nécessité d’une responsabilité partagée. Chaque usager doit adopter des comportements qui protègent sa vie et celle des autres.
La prudence, le civisme et le respect strict du Code de la route restent les principales exigences pour réduire les accidents. Car derrière chaque bilan mensuel, ce sont des vies humaines qui sont en jeu.













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