Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, réaffirme sa détermination à mettre fin aux perceptions illégales et aux tracasseries administratives dans les postes de contrôle sanitaire frontaliers. Dans une note de service signée le 1er juillet 2026, il rappelle les règles qui encadrent les missions des agents de santé et avertit que tout manquement sera sanctionné.
Selon le document, le ministère a été informé de « la persistance de pratiques constitutives de tracasseries administratives, de perceptions de sommes d’argent indues auprès des usagers, au niveau de certains postes de contrôle sanitaire frontaliers ».
Pour le ministre, de tels agissements, s’ils sont avérés, constituent « des manquements graves aux principes de probité et d’intégrité qui gouvernent le service public ». Ils sont également susceptibles de compromettre la politique de libre circulation des personnes et des biens, de ternir l’image de l’administration sanitaire, d’éroder la confiance des usagers et de porter atteinte à la crédibilité de l’action publique.
Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi rappelle que les agents affectés aux postes de contrôle sanitaire frontaliers ont des missions clairement définies par les textes en vigueur. Elles se limitent notamment à la surveillance épidémiologique, à la prévention des risques sanitaires, au contrôle sanitaire, ainsi qu’à l’orientation et à la sensibilisation des usagers.
Dans cette logique, le ministre insiste sur le fait que « restent donc formellement interdites toutes formalités dépourvues de base légale, y compris toute tracasserie administrative ainsi que tout usage abusif de l’autorité administrative sanitaire à des fins personnelles ».
La note de service précise en outre que tout agent qui ne respecterait pas ces dispositions s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur. Le ministre appelle l’ensemble des responsables et des agents concernés à observer un respect scrupuleux de ces instructions.
Un premier rappel de Jean-Marie Tessi
Cette nouvelle mise en garde intervient moins de trois mois après un premier rappel à l’ordre. Le 17 avril 2026, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi avait déjà publié un communiqué pour dénoncer les perceptions informelles opérées par certains agents de santé aux postes frontières. Il y rappelait que les contrôles sanitaires, notamment la surveillance épidémiologique, le contrôle du statut vaccinal, l’inspection sanitaire des moyens de transport, le contrôle des dépouilles mortelles ainsi que les activités de sensibilisation, sont des prestations gratuites.
« Aucun voyageur ne doit verser des sommes d’argent pour l’une ou l’autre de ces prestations », avait alors insisté le ministre, tout en invitant les populations à signaler toute pratique irrégulière et en exhortant les agents de santé à faire preuve de discipline et de professionnalisme afin de garantir un contrôle sanitaire efficace et de renforcer la sécurité sanitaire nationale.





