Le retrait de 5 chaînes du groupe TF1 du bouquet Canal+ continue de susciter des réactions au Togo. Dans un communiqué publié le 26 septembre 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) demande une réduction de 50 % du prix de l’abonnement tant que ces chaînes ne sont pas rétablies, ou leur retour immédiat dans le bouquet.
Le MMLK réagit notamment au retrait de TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI des offres Canal+. Pour l’organisation, le maintien du même tarif d’abonnement malgré la disparition de ces chaînes constitue une situation préjudiciable aux consommateurs.
« On ne peut pas retirer 5 chaînes majeures d’un bouquet et maintenir le même prix d’abonnement », estime le MMLK, qui considère cette situation comme une rupture de contrat au détriment des abonnés.
L’organisation dirigée par le pasteur Edoh Komi déplore par ailleurs ce qu’elle présente comme le « mutisme des abonnés », qui continueraient à payer leur abonnement malgré la modification du contenu du bouquet.
Face à cette situation, le MMLK formule deux exigences. Il demande, d’une part, une réduction immédiate de 50 % du prix de l’abonnement jusqu’au rétablissement des chaînes TF1. D’autre part, il réclame le rétablissement sans délai de l’intégralité des chaînes retirées.
Le mouvement annonce également une opération baptisée « Non à l’arnaque bouquet Canal Plus », destinée à mobiliser les consommateurs autour de cette revendication.
Les chaînes publiques également dans le viseur du MMLK
Dans le même communiqué, le MMLK se prononce sur la circulaire n°1016/MC/CAB/2026 du 18 septembre 2026 de la ministre de la Communication et des Médias, Yawa Kouigan. Le texte rappelle aux distributeurs audiovisuels, notamment New World TV et Canal+, leur obligation de rendre gratuitement accessibles les services de la Télévision Togolaise (TVT), de Radio Lomé et de Radio Kara, conformément à l’article 36 de la loi n°2019-016 du 30 octobre 2019.
Le MMLK salue cette décision et demande qu’à l’expiration du délai fixé au 18 octobre 2026, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) applique les sanctions prévues par la loi si les distributeurs concernés ne se sont pas conformés à cette exigence.












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