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Université de Lomé : Fernand Hounton décroche le titre de docteur avec les félicitations du jury

Fernand Hounton
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Huédoté Fernand Hounton est désormais docteur en histoire et philosophie des sciences et techniques. Il a soutenu, mercredi 12 août 2026 à l’Université de Lomé, une thèse consacrée aux rapports entre épigénétique, environnement et identité biologique. Il a obtenu la mention « très honorable avec félicitations du jury ». La thèse est intitulée « Épigénétique et identité biologique : critique de la théorie du programme génétique ».

Dans sa recherche, Fernand Hounton s’est intéressé à la théorie du programme génétique, développée notamment dans les années 1960 et selon laquelle l’identité biologique d’un organisme serait largement déterminée par les informations contenues dans son patrimoine génétique. La thèse questionne cette conception à la lumière des avancées de l’épigénétique. Cette discipline étudie notamment la manière dont l’environnement et les conditions dans lesquelles évolue un organisme peuvent influencer l’expression de ses gènes, sans nécessairement modifier la séquence de son ADN.

Pour l’impétrant, l’identité du vivant ne peut donc être réduite à l’héritage génétique. Elle résulte plutôt de l’interaction entre ce qui est transmis par l’hérédité et les influences de l’environnement. « Le vivant n’est pas défini seulement par son patrimoine. Mais la définition du vivant va toujours avec ce qu’on a reçu sur le plan héréditaire et l’influence de l’environnement », a expliqué Fernand Hounton.

Une identité biologique dynamique

La recherche s’est notamment attachée à analyser la conception de l’identité biologique avant l’ère du « tout-génétique », à évaluer les forces et les limites de la théorie du programme génétique, puis à examiner dans quelle mesure l’épigénétique permet de dépasser cette approche. Selon les conclusions de la thèse, l’environnement constitue ainsi un élément essentiel dans la construction de l’identité biologique. Le vivant apparaît comme un système dynamique et plastique, dont les caractéristiques ne seraient pas entièrement déterminées à l’avance. « L’identité ne peut plus être conçue comme quelque chose de fixé au point où on croit à une certaine fatalité génétique », a soutenu le nouveau docteur.

Après la présentation de la thèse, l’impétrant a répondu aux différentes observations et questions des membres du jury. Au terme des échanges et de la délibération, le jury lui a attribué la mention « très honorable avec félicitations du jury ». Une distinction accueillie avec reconnaissance par Fernand Hounton, qui l’associe également à une nouvelle responsabilité scientifique. « Si l’on vous décerne un titre, c’est que l’on a confiance en vous. Ce qui signifie que vous portez désormais la responsabilité de donner des preuves de ce titre, notamment à travers la recherche », a-t-il déclaré.

À travers cette thèse, le nouveau docteur entend ainsi contribuer au débat sur la définition de l’identité biologique et sur la place respective de l’hérédité et de l’environnement dans la compréhension du vivant.

Le jury était présidé par le Professeur titulaire Bilakani Tonyeme de l’Université de Lomé. La direction scientifique des travaux a été assurée par le Professeur titulaire Yaovi Akakpo. Les Professeurs titulaires Gervais Kissézounon, de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, et Koffi A. Gbogbo, de l’Université de Lomé, ont participé au jury en qualité d’évaluateurs.

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