VBG – L’Association des Personnes Sourdes du Togo (AST) a organisé, mercredi 10 juin 2026, au Centre des Frères Marianistes à Agbalépédo, une séance de sensibilisation sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) à l’intention de ses membres et de plusieurs associations partenaires.
Ont notamment pris part à cette rencontre des représentants de l’Association Togolaise des Personnes Aveugles (ATA), de l’Association des Personnes Handicapées Visuelles pour la Contribution au Développement (AHVCD), de l’Association des Personnes de Petite Taille du Togo (A2P2T) ainsi que de l’Association pour la Promotion de la Femme et de l’Enfant Handicapé au Togo (APROFEHTO).
Cette initiative organisée en collaboration avec l’ATBEF (Association Togolaise pour le Bien-être familial) visait à renforcer les connaissances des participants sur les différentes formes de VBG, leurs droits en tant que victimes potentielles, les mécanismes de signalement existants ainsi que les structures et personnes ressources susceptibles de leur apporter assistance.

Au cours de la séance, les participants ont été entretenus sur plusieurs thématiques, notamment les différentes formes de violences basées sur le genre et leurs conséquences, les violences spécifiques subies par les personnes handicapées, le cadre législatif togolais et international de lutte contre les VBG, les mécanismes de prise en charge des victimes ainsi que les attitudes inclusives à adopter à l’égard des personnes handicapées victimes de violences.
Selon Jules Broukoum, le formateur, il est indispensable d’aborder cette problématique avec les personnes handicapées, souvent confrontées à des formes de violences invisibles ou peu dénoncées.
« Les personnes handicapées peuvent être exposées à des abus en raison de leur dépendance, de leur isolement, des difficultés de communication ou encore du manque d’accès à l’information. Il est donc important qu’elles connaissent leurs droits et sachent vers qui se tourner en cas de besoin », a-t-il expliqué.
L’intervenant a également attiré l’attention sur certaines formes de violences spécifiques dont peuvent être victimes les personnes handicapées, telles que le fait de parler à leur place, de prendre des décisions sans leur consentement, de les cacher à la société ou encore de leur confisquer leurs appareils et outils d’assistance.
Un partage d’expérience sur les VBG
Très participative, la séance a donné lieu à de nombreux échanges entre les participants et le formateur. Plusieurs personnes ont partagé leurs expériences personnelles et soulevé des préoccupations liées aux violences qu’elles ont subies ou observées dans leur entourage.

« Cette formation nous a permis de comprendre que certaines situations que nous considérions comme normales sont en réalité des violences. Désormais, nous savons mieux comment réagir et où chercher de l’aide lorsque nos droits sont bafoués », a témoigné un participant membre de l’Association des Personnes Sourdes du Togo.
L’AST entend, à travers cette activité, contribuer à une meilleure protection des personnes handicapées contre toutes les formes de violences et promouvoir une société plus inclusive, respectueuse des droits et de la dignité de chacun.


